08.16
Tue
Obsession, obsession, obsession.
Obsession, qui tourne en rond,
Dans mon esprit tu as conquis
D’une passion, ma raison.
Toi l’ami-ennemi, tu me pris
Par l’affection et d’une prison
De folles lubies, m’asservis.
Cher est le prix d’être soumis
Aux agitations de la fascination !
Par lui envahie, indolente je subis
Sans rébellions ni rémissions,
De jour comme de nuit, cette pluie
D’émotions. Oraison de séduction,
D’une âme affaiblie, je survis et prie
Ma libération de cette obsession.

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08.06
Sat
J’en ai marre. J’en ai marre que l’on m’explique que je ne suis pas comme il faut. J’en ai marre que l’on m’informe que je ne suis pas normale, que l’on m’accuse d’avoir un problème ou encore d’être un problème. J’en ai marre que l’on me dise ce que je n’ai pas, ce que je ne sais pas faire, ce que je ne suis pas. Que l’on me signifie que je suis incapable, que l’on m’indique que je n’ai pas les qualités qu’il faut mais que je possède les défauts qu’il ne faut pas. Marre, marre, marre que l’on se donne le droit de me juger comme de juger les autres de la même manière, avec condescendance, avec dédain, répugnance, sévérité et exigence.

Qui je suis ? Qu’est ce que je vaux ? En quoi l’autre est-il mieux à même d’en juger que moi? De quel droit peut-on m’examiner, m’étudier et me classer dans telle ou telle catégorie d’individus, me condamner pour ce que je suis ? J’ai longtemps eu l’esprit faible, docile, apeuré, influençable. J’avais vidé mon crâne de son âme, chassé ma personnalité, et pour quoi... ? Pour y laisser entrer les autres.

Envahie par le rejet de moi et l’acceptation de l’autre, je n’étais plus personne. Mais mon esprit refoulé s’est révolté, et depuis il s’est durci, il n’est plus une pâte molle informe que l’on peut modeler selon une image, selon un modèle stéréotypé, moulé dans une forme qui convient à untel bourreaux du « comme il faut », dont les paroles acérées sont de véritables instruments de torture du soi en une forme étrangère qui plaît à l’autre mais pas à vous. Je ne savais pas qui j’étais, on a donc cherché à abuser de mon ignorance, à diminuer mon estime de moi, de ce que j’étais, pour créer quelqu’un d’autre, une marionnette estampillée conforme et viable et nommée mal-être ; ou sinon me détruire.

J’ai longtemps douté, maintenant je sais, je sais qui je suis. Je suis ce que je décide d’être, je suis qui je souhaite devenir, je suis une infinité de possibles qu’il ne tient qu’à moi de définir, je suis libre d’être et libre, je serai. Bien sûr mon livre n’est pas vierge, quelques pages ont déjà été écrites, mais quant bien même le passé et le hasard décident d’une part de mon avenir, je décide du reste.

Je ne serai pas comme il vous plaira, je ne serais pas l’image que vous aimeriez que je renvoie pour vous, une poupée qui vous renverrait une image rassurante de la société, une image de vous tel que vous aimeriez être, tel que vous aimeriez que l’on soit avec vous. Non. Je n’ai que faire maintenant de l’avis destructeur des autres, qu’ils soient des inconnus, des connaissances, des amis, de la famille, que m’importe ! Si je ne vous conviens pas et que vous souhaitez me changer, passez votre chemin, car je suis comme cela.

Désolée pour cette longue tirade mais il fallait que je l’écrive, que j’établisse cela sur papier une bonne fois pour toute pour me sortir de la tête toutes ces pensées, éradiquer ces doutes et ces craintes et aller de l’avant. J’espère que cela pourra aussi aider et convaincre d’autres, de ne jamais se laisser dicter quoi que ce soit par qui que ce soit.

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08.02
Tue
livre.png calculartrice.png monde.png fioles.png biographie.png

Un mélange de petites illustrations vectorielles que j'ai fait pour égailler mon CV (excepté le dernier que j'ai modifié à d'autres fins). Au final, je me demande si ça n'aura pas plutôt l'effet inverse de celui que je cherche à créer chez les recruteurs.... C'est vrai, après tout, l'originalité - la vraie, pas l’hypocrite illusion d'originalité "d'avoir l'air de..."- n'est pas tellement bien perçue dans le "Monde du Travail". Comme si les gens appréciait cette qualité humaine en tant qu'individu mais pas au sein de la sphère du travail, comme si cela devenait incompatible, que travail ne devait absolument pas rimer avec plaisir, amusement, légèreté, facilité mais plutôt avec austérité, rigueur, indépendance exacerbée, désagrément... Quel bêtise! Il est prouvé par tellement d'études maintenant, que le plaisir que l'on prend à faire les choses nous rend plus performant! Or n'est-ce pas la performance que tous recherche comme qualité ultime dans le travail? Mais aujourd'hui performance c'est synonyme d'efficacité, laquelle efficacité est amalgamée avec la rapidité et la sobriété. Or si ces deux paramètres peuvent potentiellement être la résultante d'un bon travail, ils n'en sont pas pour autant les garants! La relation de cause "rapide et sobre" à effet "bon travail" n'est pas établie!
Mais les stéréotypes ont la dent dure!
Enfin, je m'égare! Tout ça pour dire qu'un CV c'est déjà tout et rien à la fois. "Tout" car c'est la première impression que l'on va donner sans même être vu et sur laquelle se base les recruteurs pour un entretien éventuel - voir une acceptation directe dans le cas des candidatures pour des formations - et "rien" à la fois car ils sont habituellement si froids, stéréotypés, pré-définis, comme ci et par comme ça, "un peu mais pas trop"... La forme peut prendre autant voir plus d'importance que le fond!
Des fois je me dis que souvent l'humain intègre des coutumes/traditions bêtement. Des comportement qu'il a créés et qu'il intègre petit à petit dans son instinct. Il n'y a plus de réflexion sur le bien fondé de ces choses, c'est juste primaire, instinctif, stéréotypé de réagir ainsi. Enfin! On verra si l'avenir me donne tort et si mon CV légèrement original ne fait pas fuir!
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