03.28
Sat
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J'aime le silence et le bruit qu'il fait dans ma tête. Elle raisonne du vide, ma tête.
J'aime le silence. Cette absence, c'est comme un secret, un murmure protégé dans le creux de la main entre un enfant et son chien, au loin.
C'est si fragile un silence. En un rien de temps on peut briser son éternité, par des bêtises.
Les adultes ont peur du silence comme les enfants du noir. Ils veulent le combler de tout ce qui leur passe par la tête comme si ils avaient peur de prendre conscience de la vie, de leur vie, dans sa nudité, dans sa nullité, dans son silence enfin.
Faire du bruit et chasser ses démons, ce silence, dans un grand fracas de paroles vaines. S'occuper l'esprit, s'agiter et remuer toute chose aux alentours pour ne plus entendre ce vide, ne pas écouter la vérité. Oublier, s'oublier dans la monotonie du bruit, dans la morosité de sa vie.
Chut...! Écoutez plutôt, écoutez. Vous entendez?
Non, évidemment car vous chercher à entendre : "Qu'est-ce qu'elle me demande d'écouter? Je n'entends pourtant pas de bruit."
En effet, et c'est cela même qu'il faut écouter : rien. Ou plutôt, l'absence de tout, comme le commencement du monde, comme la fin du monde; comme le monde lorsqu'il est vrai, lorsqu'il ne ment pas et donc lorsqu'il se tait.
Taisons-nous en chœur et écoutons-nous ensemble dans ce silence qu'il nous faut créer par l'absence de vanités, nus dans la vérité, la pauvreté de notre cœur, la solitude de notre âme.
Cessons la danse ivre et contemplons-nous dans nos absences, au silence.
Rien n'est plus vrai que le silence. Il n'est pas bien, n'est pas mal, il est et demeure, latent, même sous nos mensonges. Toujours présent en dessous, au dedans, il n'attend qu'une chose : qu'on l'écoute.
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03.19
Thu
J'aimerais être légère!

Légère comme un rire, un petit oiseau de rire qui s'envole tout haut dans les nuages, sous le crépuscule qui meurt paisiblement, éternellement...

Un sourire aussi!
Qui n'en finit pas de grandir, tant et tant qu'il en crèverait le plafond de l'espace étoilé et résonnerait sur chaque astre.

Mon cœur était trop lourd alors je l'ai enlevé.
Mais ce vide ne m'a pas rendue plus éthérée et je n'en finis pas de sombrer.

Ah! Comme j'aimerais flotter comme ce nuage, là!
Tout me semblerait insignifiant et ces insignifiances réunies seraient grandioses.

Comme j'aimerais être légère!

Rire et sourire à l'oiseau insouciant qui se baigne dans son nuage de soleil avant que le drapé étoilé ne le couvre et le borde.

Oh oui, j'aimerais bien...
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03.02
Mon
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Il y a des jours blancs,
Plus que jamais comme aujourd'hui,
Comme toujours,
Ces jours pâles, des jours fades,
Sans saveur, sans odeur, sans couleur.
Le temps glisse dessus sans rien perturber,
Ne laissant aucune trace à ces jours immaculés.
Les jours blancs se ressemblent tous,
Du pareil au même, du même au pareil,
Blancs.
Ils naissent et meurt dans le néant.
On y reste immobile, sourd et aveugle,
Même au temps qui défile.
Et ce blanc là est mauvais, il salit ma pensée
de lassitudes et d'ennuis moroses.
Blancs comme jamais,
Comme aujourd'hui,
Comme toujours, que meurent ces jours.
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