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12.28
Sun

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J'ai toujours été fascinée par les yeux et par leur regard.

La façon dont les paupières protègent et encadrent ce petit trésor qu’est la vue, leur forme plus ou moins allongée, l'angle de la fente qu'elles découvrent lorsqu'elles s'ouvrent sur le monde pour y laisser entrer les couleurs, les formes, la lumière... Les cils fragiles et délicats qui se projettent le long de cette ouverture.

Voir. Pour l’humain, c’est probablement le sens physiologique le plus important et c’est certainement grâce à sa complexité que l’humain est un artiste, parfois : toutes ces formes, ces perspectives, ces couleurs, ces mouvements, ces changements… Tout cela nourrit l’imagination et fascine.

Ce qu’il y a de plus incroyable, c’est que tous les yeux perçoivent un même objet de manière différente : certains le voient beau, d’autres laid. D’ailleurs, c’est probablement ce qui fit dire à certains philosophes que le regard est le reflet de l’âme. Mais outre l’âme qui perçoit différentes choses à travers les yeux, il y a les yeux eux-mêmes qui absorbent le monde différemment. Selon les espèces par exemple, les yeux voient certaines couleurs et pas d’autres, voient une image de manière démultipliée, ont un champ plus ou moins large, voient mieux la nuit, ne perçoivent que la luminosité… bref, tellement de visions différentes, tellement de perceptions différentes du monde !

Pour moi les yeux sont beaux. La lumière qui s'y projette et qui en ressort, l’expression, la couleur des yeux... Ces couleurs infinies et la façon dont elles explosent autour de la pupille qui se dilate, se contracte, selon nos émotions ou selon la clarté environnante. L’ombre créée par les cils et la paupière supérieure sur le globe oculaire et l’iris... Le noir profond et intense de la pupille, d’un noir infini, universel, d’une profondeur abyssal pareille à celle de l’esprit qui se cache juste derrière et observe.

Les yeux d'une personne ne semblent jamais les mêmes et leurs multiples variations paraissent toujours aussi mystérieuses, imprévisibles. La vivacité du regard qui tourne, à gauche, à droite, en bas… qui fixe un point au loin, observe, observe le monde, décrypte le monde. A quoi penses-tu ? Que regardes-tu ? Comment tu perçois le monde, toi ? Que voient ces yeux... ?

Parfois on ferme les yeux pour oublier ce monde si fascinant, si grand, si variable... et si effrayant. On tente alors de ne plus rien voir si ce n’est sa propre âme. Mais là encore, à travers les paupières, des formes et des couleurs mystérieuses, nuisibles, viennent troubler le monde noir sans forme, couleurs ou lumière dans lequel on voudrait disparaitre.

Ce qui je préfère, c’est regarder en direction du soleil pour qu'il baigne ma vue de ses rayons lumineux rouges, doux et chauds. Tout se noit alors dans une aura magique, irréelle.


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